HEADER patriesimaginaires
Avertissement
  • JUser::_load : impossible de charger l'utilisateur ayant l'ID 572

"Guart", une installation de Lino Tonelotto à voir lors de l'exposition "Surveiller et punir"

© Lino Tonelotto © Lino Tonelotto

Cette installation est uniquement composée des présences au premier plan du gardien et au second du visiteur. L’œuvre ne se situe donc pas dans l’espace entre ces deux entités, mais bien dans la présence concomitante et hiérarchique de celles-ci.

GUART place le public dans une position ambivalente, voire schizophrénique : il est une composante nécessaire à l’existence de l’œuvre mais dans un rôle où il la menace. C’est donc bien le public qui fait l’œuvre, mais contre elle et contre lui.

Cette situation le renvoie à la conception actuelle de nos démocraties fondées par et contre le peuple. Pare-feu efficace contre une révolution potentielle, les élections offrent l’onction démocratique dont les gouvernants ont besoin pour légitimer leur pouvoir coercitif vis-à-vis du peuple.

La télésurveillance généralisée est une expression des plus évidentes de la forme liberticide et policière que prennent nos Etats de droits. Dans nos systèmes, le peuple est appelé à légitimer sa propre domination.

En parallèle, GUART — synthèse de guard (garde) et art — développe un discours sur le champs de l’art contemporain, en nous posant cette question : qu’est-ce qui fait œuvre d’art ? Si on peut considérer de façon générale qu’est objet artistique ce qui est potentiellement exposable, on peut dire qu’est œuvre reconnue (ou œuvre "véritable") celle qui est gardiennée. Car si elle est gardée, c’est qu’elle présente une valeur marchande, signe de sa reconnaissance dans le champ de l’art. Or la marque la plus visible de cette valeur marchande réside bien dans le fait d’être gardée (surveillée, conservée, protégée). On peut donc en déduire le principe suivant : est œuvre celle qui est gardée.

GUART sera présentée dans le cadre de l'exposition collective Surveiller et punir par la compagnie les patries imaginaires mettant en perspective le texte de Michel Foucault avec aux côtés des œuvres visuelles : Les f.E.U.x de l'amour de Lino Tonelotto (installations vidéo), Sentences d'Hugo Roussel (installation typographique), Se surveiller : se punir de Su-Min Park (installation vidéo) ainsi que les productions photographiques et vidéo des étudiants de 3ème année du cycle supérieur de photographie de l’École de Condé (Nancy) .

Le vernissage de l'exposition aura lieu le 22 septembre prochain à 19h à l'occasion de la présentation de saison du CCAM / scène nationale de Vandœuvre-lès-Nancy. 

Cette exposition est présentée à la galerie Robert Doisneau du CCAM / scène nationale de Vandœuvre-lès-Nancy du lundi 15 septembre au jeudi 25 septembre 2014. La galerie est ouverte du lundi au samedi de 14h à 19h ainsi que les soirs de spectacle. Entrée libre.
Groupes : visites guidées possibles sur rendez-vous.
CCAM - rue de Parme - 54500 Vandœuvre-lès-Nancy - 03 83 56 15 00
www.centremalraux.com

Media