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8 avril, « Surveiller et punir », CCAM / Scène nationale de Vandoeuvre-lès-Nancy

Photo de la performance "Touch me" de Gurshad Shaheman qui sera jouée le 8 avril Photo de la performance "Touch me" de Gurshad Shaheman qui sera jouée le 8 avril

Le contexte en France…

Depuis dix ans au moins, la sécurité ne cesse d’être au cœur des préoccupations de la société civile et de l’État et se développe comme un élément central des politiques publiques. Et durant cette période, les dispositifs de surveillance et les technologies de la sanction ont été renforcés comme les seuls moyens d’amélioration de la sécurité publique, que ce soit au niveau des politiques locales comme à celui de l’action publique de l’État central, et ce quelle que soit l’orientation politique du pouvoir en place.

Mais rares sont les chercheurs – en France, tout du moins – qui s’emploient à mobiliser les notions de celui qui a sans doute caractérisé le contrôle social avec le plus de finesse et de complétude : Michel Foucault (Foucault, 1975). Tout se passe comme si la théorie de Foucault ne paraissait plus applicable, ou au contraire comme si elle allait tellement de soi qu’il n’était pas utile de la mobiliser.

Or la question semble pourtant devoir être posée : le système de contrôle social qui prend actuellement racine participe‐t‐il du paradigme disciplinaire classique qu’avait identifié M. Foucault sous le concept de « quadrillage disciplinaire » ou laisse‐t‐il apparaître des ressorts inédits ? La thèse fondamentale de l’auteur portait sur l’existence d’une trame structurale, inhérente à un pouvoir disséminé dans le corps social et dans les dispositifs institutionnels, omniprésente dans les moindres replis des rapports sociaux.

Philip Milburn,
extrait de « Surveiller et punir au XXIe siècle - Les nouvelles technologies du contrôle social en France »