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Art contextuel « doux » et vidéo dans l'espace public

Cette citation de Paul Ardenne (références complètes de l'article sur le net à venir) me fait penser à l'une des performances réalisées pendant le stage dans l'espace public...

Cette inflexion à un art de situation est explicite, cet art-là resterait-il sans grand impact dans les faits: elle dit la lassitude du contrôle, le refus de la discipline institutionnelle, l’envie de se mouvoir librement dans le monde raté, la liberté. Les années 1990 lui donneront son signalement propre, celle d’une micropolitique. Qu’entendre par là ? L’artiste, dans sa manière de contacter autrui, ne fait pas acte d’autorité, il laisse le choix à son spectateur de se sentir ou non concerné par sa proposition, il agit sans développer de slogan : il promeut, ce faisant, un art « contactuel » doux.

(...)

En termes politiques, cet art d’essence démocratique raccourcissant la distance entre artiste et spectateur, art réunifiant de concert les territoires symboliques, est l’indice d’une volonté d’agora (l’art comme être-ensemble, comme facteur transitif), outre celui d’une dé- hiérarchisation (mise à niveau artiste-spectateur). On y décèle également l’acceptation par l’artiste de l’action modeste, de faible impact, tournant le dos aux propositions de contenu universel. Ce glissement vers la micropolitique est significatif. Il suggère la fin de l’héroïsme de l’art politique, plus le goût de la relativité.

Agir ici et maintenant, sans se soucier du futur, voilà du coup de quoi accepter le présent pour ce qu’il est, à savoir le présent et rien d’autre. Agir comme on l’entend, sans chercher l’accord général sur le produit artistique, prémunit pour l’occasion contre la tentation des quêtes engageant l’humanité tout entière, pulsions trop ambitieuses de l’esprit moderne nées de son délire de soumission de l’Histoire. Singularité d’abord, au risque, assumé, de l’excentricité, par définition minoritaire (généralisée, elle devient la mode, un consensus sur le style de vie, autant dire sa propre négation). Cette évolution dans la manière de travailler est, en termes politiques, symptomatique. Elle entérine le déclin du principe d’adhésion à une idée « globale », le refus de l’encartage et de l’engagement dogmatique. Micropolitique peut-être, mais politique tout de même.

 

Voici la vidéo d'Arnaud Engel :

 

 

 

"Galerie" / stage dans l'espace public from Les patries imaginaires on Vimeo.



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30 novembre, vernissage de "Décalages publics" au "Studio" du collège Callot

Nouvelle date à l'agenda ! vernissage de l'exposition "Décalages publics"
Samedi 30 novembre à 10h30 au "Studio", la salle d'exposition du collège Jacques Callot.

Exposition de photos et vidéos de Lino Tonelotto et Arnaud Engel. Travaux réalisés lors du stage dans l'espace public organisé en juillet 2013 par la compagnie les patries imaginaires dans le cadre de sa résidence de recherche au CCAM / scène nationale de Vandoeuvre-les-Nancy.

Cette exposition est organisée dans le cadre de la résidence d'artiste de la compagnie les patries imaginaires au collège Jacques Callot, un dispositif financé par le Conseil Général de Meurthe-et-Moselle.

Exposition ouverte les lundi et mardi du mois de décembre 2013 entre 12h30 et 14h30 (hors vacances scolaires) et sur rendez-vous (tel : 06 61 50 41 84) jusqu'au 28 février 2014. Entrée libre.
"Le Studio", Cité scolaire Jacques Callot, 12 rue Jacques Callot - 54500 Vandoeuvre-les-Nancy

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