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30 novembre, vernissage de "Décalages publics" au "Studio" du collège Callot

Nouvelle date à l'agenda ! vernissage de l'exposition "Décalages publics"
Samedi 30 novembre à 10h30 au "Studio", la salle d'exposition du collège Jacques Callot.

Exposition de photos et vidéos de Lino Tonelotto et Arnaud Engel. Travaux réalisés lors du stage dans l'espace public organisé en juillet 2013 par la compagnie les patries imaginaires dans le cadre de sa résidence de recherche au CCAM / scène nationale de Vandoeuvre-les-Nancy.

Cette exposition est organisée dans le cadre de la résidence d'artiste de la compagnie les patries imaginaires au collège Jacques Callot, un dispositif financé par le Conseil Général de Meurthe-et-Moselle.

Exposition ouverte les lundi et mardi du mois de décembre 2013 entre 12h30 et 14h30 (hors vacances scolaires) et sur rendez-vous (tel : 06 61 50 41 84) jusqu'au 28 février 2014. Entrée libre.
"Le Studio", Cité scolaire Jacques Callot, 12 rue Jacques Callot - 54500 Vandoeuvre-les-Nancy

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La compagnie en résidence au collège Jacques Callot de Vandoeuvre-les-Nancy

La résidence au collège Callot a pour enjeu de partager les processus de création artistique de la compagnie avec différents publics de la cité scolaire Jacques Callot et de Vandoeuvre-les-Nancy. Plusieurs projets autour des thématiques de l’engagement et de la "création in situ" seront réalisés. Tout d’abord la compagnie a investi une salle du collège dans laquelle elle sera présente chaque semaine : "Le Studio", à la fois lieu d'exposition et studio d'enregistrement sonore.

L’exposition "Décalages publics" sur les performances réalisées dans Vandoeuvre-les-Nancy en juillet 2013 inaugurera leur présence dans les murs du collège.

Perrine Maurin et Lino Tonelotto encadreront également une classe de "plateforme" (transversale en âge) au collège avec laquelle ils réaliseront trois projets :
- Initiation au théâtre et à la pratique corporelle,
- "Passerelle" une installation immersive plastique et sonore,
- "Des orientations" une installation immersive plastique.

Ces deux derniers projets seront réalisés  dans la passerelle reliant le collège au lycée.

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Résister à la chaîne, représentations les 14, 15 et 16 janvier

La compagnie les patries imaginaires jouera Résister à la chaîne les 14, 15 et 16 janvier 2014 à l'ACB / scène nationale de Bar-le-Duc.

Ce "concert documentaire" est issu de la lecture de l’ouvrage "Résister à la chaîne", une suite d’entretiens de Michel Pialoux avec Christian Corouge, ouvrier syndicaliste chez Peugeot, rentré à 17 ans à l’usine de Sochaux (en 69) et membre du groupe de cinéastes Medvedkine. Insoumis dans son entreprise, dans son syndicat et dans son rapport à la culture, le livre retrace l’itinéraire de cet homme singulier. Il ne s’agit pas ici de représenter Christian Corouge, mais plutôt de faire entendre sa langue, son univers, son parcours à travers la force narrative d’un travail conjoint entre théâtre et musique... Résister à la chaîne est une forme spectaculaire qui retrace le parcours d'un homme atypique, engagé, tout en étant porte-parole de milliers d'hommes et de femmes broyés par un monde du travail impitoyable. Un portrait poétique et politique d'une saisissante actualité en somme...

Infos pratiques ///
Les 14, 15 et 16 janvier 2014 à 19h30 au Studio de l'ACB / scène nationale de Bar-le-Duc
Tarif unique : 5 €, réservations au théâtre ou par téléphone au 03 29 79 73 47
ACB / Le Théâtre - 20 rue Theuriet - 55000 Bar-le-Duc - 
www.acbscene.eu

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Prochaines représentations /// Le 18 février 2014 aux Hauts Plateaux à Avignon ; le 21 février 2014 pour une soirée-rencontre avec Christian Corouge et Michel Pialoux avec projections de films du collectif Medvedkine au CCAM / scène nationale de Vandœuvre-lès-Nancy et le 27 mars 2014 lors d'une soirée Studiomatic au Centre Pompidou-Metz.

Équipe /// Un projet musical de Guigou Chenevier et Perrine Maurin d'après l'ouvrage "Résister à la chaîne" de Christian Corouge et Michel Pialoux aux éditions Agone (collection Mémoires sociales) /// avec Thomas Barrière (guitare), Guigou Chenevier (batterie-percussions) et Bastien Pelenc (voix, violon) /// travail musical dirigé par Guigou Chenevier /// travail théâtral dirigé par Perrine Maurin /// Création lumière : Philipe Colin /// Conseils vidéo et scénographiques : Lino Tonelotto /// Régisseur son : Emmanuel Gilot

Partenaires /// Le spectacle est co-produit par le CCAM / scène nationale de Vandœuvre-lès-Nancy dans le cadre d'une résidence artistique et culturelle soutenue par le Conseil régional de Lorraine. Avec le soutien financier de la ville de Metz et du Conseil général de Moselle.

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2014, une année où l'on change de cassette ?

En 2014, changeons de cassette !

Un monde avec plus de justice sociale, moins de paradis fiscaux, plus de musique, plus de collectif... exemples parmi d'autres...

Les patries imaginaires vous souhaitent de trouver les chemins qui rendent la vie plus douce et plus humaine par ces temps troublés.

 

"On s'est enlevé du cerveau qu'on pouvait changer le monde, ça, on se l'est enlevé."
Christian Corouge, Résister à la chaîne

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« Surveiller et punir » / La société de contrôle, soirée performances le 8 avril au CCAM / scène nationale de Vandœuvre-lès-Nancy

Dans le cadre de sa résidence de recherche, la compagnie les patries imaginaire propose une soirée "performances" au cours de laquelle, entourée d'artistes invités, elle s’empare des thématiques développées dans le texte « Surveiller et punir » de Michel Foucault : la société de surveillance, l’autorité, la discipline, le dressage... Concerts, installation plastique, photographies et performances se succéderont pour brosser le paysage contemporain de notre société de contrôle.

« Surveillance, exercices, manœuvres, notations, rangs et places, classements, examens, enregistrements, toute une manière d’assujettir les corps, de maîtriser les multiplicités humaines et de manipuler leurs forces s’est développée au cours des siècles classiques, dans les hôpitaux, à l’armée, dans les écoles, les collèges ou les ateliers : la discipline. »

Michel Foucault, extrait de « Surveiller et punir »

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Les patries imaginaires

"Les êtres humains ne perçoivent pas les choses dans leur totalité ; nous ne sommes pas des dieux mais des créatures blessées, des lentilles fêlées, capables seulement de perceptions fragmentaires. L’homme est un être partiel et partial. La signification est un édifice que nous construisons avec des fragments, des dogmes, des blessures d’enfance, des articles de journaux, des remarques de hasard, de vieux films, de petites victoires, des gens qu’on hait, des gens qu’on aime."

Salman Rushdie, Les patries imaginaires

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"La voix de son maître" - laboratoire de recherches sonores

Cette semaine, un nouveau projet s'ouvre dans le cadre de la résidence de la compagnie au CCAM : un laboratoire de recherches sonores autour de l’expression « La voix de son maître », une collaboration entre Perrine Maurin et Carole Rieussec.

À l’origine de ce projet : un film « La voix de son maître » et une réflexion...

« La voix de son maître » est un film tourné à la fin des années 1970 par Gérard Mordillat et Nicolas Philibert. On y voit des grands patrons (Bolloré, Trigano…) parler de leur métier, du capitalisme, des choix qu’ils sont en train de faire. Cette période correspond au démarrage du capitalisme financier. Ces patrons sont en plein dans ce virage. Leurs longues interviews sont entrecoupées de plans séquences filmant les gestes mécaniques réalisés par les ouvriers de ces entreprises : répétitivité, minutage, sérialisation. Des corps au travail traités comme des objets. Des séquences où seul le son des machines existe, révélant la brutalité concrète des grands discours patronaux.

Au début de ce film, une séquence extraordinaire a lieu. Ces grands patrons débattent tous ensemble du titre choisi par les réalisateurs. Ils s’interrogent sur cette expression : « Que veut dire « La voix de son maître » ? Et plus encore à quoi renvoie le mot maître ? »

Aujourd’hui, en 2014, notre projet de laboratoire reprend à son compte cette interrogation sur l’expression « La voix de son maître » mais en y rajoutant une focale sur la dimension sonore. Ce laboratoire ne traite pas du patronat, ni même spécifiquement des « maitres du monde ». Cependant, c’est à partir d’une interrogation sur la domination du monde que ce projet s’est construit. Cette interrogation sera présente mais de multiples manières.

Autrefois le patron incarnait la figure de l'ennemi pour une grande partie de la société : la classe ouvrière. La lutte s'incarnait contre une figure identifiée du capitalisme, une figure en chair et en os : le patron.

Mais aujourd'hui, 35 ans après, les médias, les « intellectuels » ou « l’air du temps » nous ont majoritairement convaincus qu’il n'y a plus de classes sociales, plus de patrons, plus de responsables… Que c'est la "mondialisation", que c'est…"compliqué", diffus, interconnecté que "ça doit inévitablement se passer ainsi", que "ça ne peut pas être autrement", qu'on y peut rien. "ça" parle... Mais "ça" parle comment ? Quel langage ? Quelle traduction critique, politique ?

Alors si aujourd’hui on demandait autour de nous – à tout un chacun , à la boulangère comme au professeur d’économie politique, au journaliste engagé comme au comptable – ce que signifie, dans sa vie, pour lui/elle, intimement, cette expression « La voix de son maître » ? Quelles seront les différentes réponses ? Quelles sont les injonctions dominantes ? Et les voix robots ? Ce projet part en quête des réponses sonores que le monde voudra bien nous donner, cartographiant une complexité de la domination sous toutes ses formes.

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8 avril, « Surveiller et punir », CCAM / Scène nationale de Vandoeuvre-lès-Nancy

Le contexte en France…

Depuis dix ans au moins, la sécurité ne cesse d’être au cœur des préoccupations de la société civile et de l’État et se développe comme un élément central des politiques publiques. Et durant cette période, les dispositifs de surveillance et les technologies de la sanction ont été renforcés comme les seuls moyens d’amélioration de la sécurité publique, que ce soit au niveau des politiques locales comme à celui de l’action publique de l’État central, et ce quelle que soit l’orientation politique du pouvoir en place.

Mais rares sont les chercheurs – en France, tout du moins – qui s’emploient à mobiliser les notions de celui qui a sans doute caractérisé le contrôle social avec le plus de finesse et de complétude : Michel Foucault (Foucault, 1975). Tout se passe comme si la théorie de Foucault ne paraissait plus applicable, ou au contraire comme si elle allait tellement de soi qu’il n’était pas utile de la mobiliser.

Or la question semble pourtant devoir être posée : le système de contrôle social qui prend actuellement racine participe‐t‐il du paradigme disciplinaire classique qu’avait identifié M. Foucault sous le concept de « quadrillage disciplinaire » ou laisse‐t‐il apparaître des ressorts inédits ? La thèse fondamentale de l’auteur portait sur l’existence d’une trame structurale, inhérente à un pouvoir disséminé dans le corps social et dans les dispositifs institutionnels, omniprésente dans les moindres replis des rapports sociaux.

Philip Milburn,
extrait de « Surveiller et punir au XXIe siècle - Les nouvelles technologies du contrôle social en France »

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